Wozu Beckett ? Essentiel.
C’est le premier mot de la question que posait Hölderlin, Wozu Dichter in dürftiger Zeit, ou à quoi bon des poètes en un temps de manque.
Cette question a été posée en 1977 à plusieurs écrivains par J.-C. Bailly et P.-A. Baatsch. Les réponses ont été compilées dans un ouvrage collectif édité par le Soleil Noir.
La réponse de Beckett est à son image, lapidaire: “Cher Monsieur, Wozu? Je n’en ai pas la moindre idée. Pardonnez-moi. Cordialement à vous.” Beckett à la question “Pourquoi écrivez-vous ?” répondit “Bon qu’à ça.” Beckett essentiel, qui nous rappelle sans cesse à notre finitude et qui a extrait des mots leur véritable substance.
Merci à Remue.net, un fabuleux site sur la littérature.
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