Boulevard de la mort - Quentin Tarentino
Boulevard de la mort ou Death proof, film d’épouvante et d’horreur de Quentin TARENTINO (1h50 min). Premier segment d’un dyptique appelé Grindhouse. Mike cascadeur psychopathe est incarné par un Kurt Russell particulièrement effrayant et ringard.
Les vraies héroïnes de Quentin sont les filles, les femmes. Elles sont belles, libres, potelées, musclées (il y en a pour tous les goûts) elles s’amusent se bourrent la gueule entre copines. Elles vivent dans des bleds (Texas, Tennessee), sortent dans boites de “red neck”. Donc, l’univers décrit ici n’est pas vraiment intellectuel, disons que nous sommes loin du quartier latin.
Cependant, ce qui m’intéresse dans le film — il faut pouvoir supporter la laideur de l’affiche et quelques scènes d’une violence spectaculaire et sordide — c’est la virilisation de la femme par Tarentino. Il nous avait déjà gâté avec Uma Thurman dans Kill Bill 1 & 2 et ici, il continue. Il nous offre de nouveaux modèles féminins à la fois sexys et durs. Je n’ai rien contre le sexe dit “fort”, au contraire j’aurais plutôt des faiblesses pour ce sexe là, mais la scène finale m’a fait éprouver une joie jusque là ignorée de moi et inquiétante.
Tarentino risque de rencontrer quelques problèmes avec son public — la salle était vide — essentiellement masculin traditionnellement intéressé par les poursuites de voitures, public qui risque quand même de sortir de ce film légèrement effrayé par cette nouvelle catégorie de femmes ici mises en scène.

Un commentaire
- Marie Ferran a répondu :
J’aurai dû citer “Thelma & Louise” et aussi vous parler de mes courses avec les camionneurs sur les routes de Grèce, de Turquie et de Syrie, écoeurés de découvrir que dans la voiture, il y avait deux hommes, les frères Robert, qui se laissaient piloter par moi. A l’époque je n’avais pas froid aux yeux et aucun sens du danger!
21-06-2007 à 12:34 pm. Permalink.