Kenneth Foster et la “loi des parties”

6-08-2007. Par Marie Ferran.

Kenneth Foster est un garçon de trente ans qui connaît la date de son exécution : le 30 août 2007 vers 18 h, un jeudi.

Il a été jugé dans le cadre de la loi dite des parties (law of parties) au Texas. Une loi qui permet de condamner à mort les acteurs secondaires d’un crime.

Voir : Le Monde daté du dim. 5 – lun 6 août). http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-941555,0.html

Cet homme n’a pas tué. Il a été le témoin d’un crime. Il conduisait la voiture avec à son bord quelques délinquants de bas étage. L’un d’eux a abattu un jeune homme d’un coup de révolver. Kenneth Foster avait 19 ans, il a eu peur, il a pris la fuite. Et maintenant, pour ces errements de jeunesse, il va mourir. Il est noir, la victime était blanche. Vous trouverez facilement des détails de cette affaire, mais si vous êtes comme moi contre la peine de mort, vous pouvez signer une pétition en ligne :

http://www.freekenneth.com/

société. 2 commentaires.

Hawthorne / Harrison

3-08-2007. Par Marie Ferran.

(…) “Voici à présent près de deux siècles un quart que le premier émigrant anglais qui portait mon nom a fait son apparition dans la sauvage colonie bordée de forêts qui, depuis lors, est devenue une ville. Ici ses descendants sont nés et sont morts, mêlant au sol leur substance terrestre, si bien qu’il doit être apparenté pour une portion non négligeable à la forme mortelle sous laquelle, pour un petit temps, je déambule par les rues. En partie, par conséquent, l’attachement dont je parle n’est que pure sympathie sensuelle de la poussière pour la poussière.” (…)

Extrait de : La Lettre écarlate par Nathaniel HAWTHORNE, traduction de Pierre LEYRIS, ed. Le monde en 1018, 1963, p. 26.

En lisant ceci, je comprends d’où vient Jim HARRISON, ce qui n’enlève rien au charme de ses livres, au contraire, je n’ai pas encore lu le dernier paru en français, Retour en terre chez Bourgois http://www.christianbourgois-editeur.fr/auteurs/fiche-auteur.asp?num=78

Jim Harrison est un auteur contemporain que j’affectionne particulièrement. J’ai eu la chance de le rencontrer il y a plus de dix ans. Il était seul, assis derrière une pile de ses livres et personne ne venait lui demander de dédicace (cela a changé depuis). J’en ai profité pour discuter avec lui notamment de mon expérience de vie américaine dans l’Ohio (comme Hawthorne, un autre mot imprononçable pour un français!). Lui, c’est l’homme, le vrai, son physique impressionne comme Hémingway, costaud. Le genre de gars qui vit seul avec ses chiens dans la forêt sans craindre les ours ni les serpents, encore moins la solitude. Il y a son regard, le strabisme divergent provoqué par un accident qui a failli lui faire perdre la vie très jeune, regard tendre et fragile de bête traquée, la voix nasillarde. A l’époque de la rencontre, je ne l’avais pas encore lu, je lui ai acheté “The Woman Lit By Fireflies” (1991) un recueil de nouvelles dans lequel j’ai découvert le personnage de BD (Brown Dog) et son univers. Depuis, j’ai lu presque tous ses livres. J’aime son rapport sensuel à la nature, à la nourriture et là c’est un ogre, sa perception des femmes (je ne parle pas de son amour pour le striptease). Harrison est particulièrement aimé des femmes, des lectrices et jusqu’à présent, je n’ai pas réussi à convaincre beaucoup d’hommes de le lire. C’est dommage, il n’est peut-être pas trop tard pour vous y mettre!

culture. Un commentaire.

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