La fin du Ramadan

16-10-2007. Par Marie Ferran.

Photo extraite de 20minutes.fr

J’ai posté cette photographie parce que la première fois que j’ai entendu parler du pèlerinage à La Mecque je n’avais aucune idée de ce que cela représentait. Je me demandais à quoi ressemblait la Kaaba, la pierre noire, il fallait tourner autour sept fois, je savais que les pèlerins étaient très nombreux, mais mon imagination ne pouvait pas me fournir de renseignements! Aujourd’hui sur internet je peux trouver les images qui vont avec mes connaissances livresques!
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culture, société, technologie, voyage. Aucun commentaire.

Où est l’amour dans la palmeraie? Jérôme le Maire

12-10-2007. Par Marie Ferran.

Film diffusé (Maroc/Belgique, 85 min) hier en présence du réalisateur dans le cadre de la 16e quinzaine du cinéma francophone du 3 au 16 octobre 2007 au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris. Jérôme, sa femme et ses deux filles ont vécu dans une palmeraie isolée au sud du Maroc pour partager le quotidien avec les habitants et s’immerger dans une autre culture, peut-être trouver une autre manière de vivre. A partir de cette expérience, Jérôme construit un documentaire subtil et respectueux à la recherche de l’amour, de la notion d’amour dans la palmeraie pour les hommes et les femmes de différents âges. Cette quête mène à la rencontre d’une culture qui habituellement se livre difficilement et qui nous est donnée ici par touches avec fraîcheur, liberté, pudeur et franchise. Un film précieux à découvrir.
Site internet de Jérôme le Maire: www.douar-tajanate.com

culture, cinéma, voyage. Un commentaire.

Poutine posera-t-il pour le calendrier des pompiers 2008?

8-10-2007. Par Marie Ferran.

Voir le commentaire de Gérard Lefort dans Libération (6 oct.) sur une photographie parue dans la presse où l’on voit le président russe se promener torse nu en godillots et pantalon de camouflage militaire le long d’une rivière!

http://galeriedephotos.cyberpresse.ca/index.php?t=Black&a=750&m=cp

Politique, voyage. 2 commentaires.

Bataille, la beauté de la mort à Vézelay

23-08-2007. Par Patrick.

Vézelay. Lente approche du lieu presque mythique. Avec un but, rendre hommage à Georges Bataille, qui a résidé dans la ville, près de la basilique Sainte-Marie-Madeleine. Il y est enterré. Bataille à Vézelay ? Ce haut lieu de la spiritualité occidentale, où Saint-Bernard a appelé à la deuxième croisade en 1146, a aussi accueilli ce grand mystique qu’était Bataille. L’écrivain a eu droit à un enterrement simple, non religieux, avec seuls des “paysans” pour l’accompagner.

Le village est rendu aux piétons. La montée vers la basilique se fait par la rue Saint-Etienne qui devient la rue Saint-Pierre et qui débouche sur le parvis. Cette rue centrale est bordée de magasins de souvenirs, de breloques, de vins de pays, le plus cocasse étant la boutique d’un créateur de mode dont les réalisations sont mises en évidence par des photos de mannequins masculins et féminins en extase, très ‘70. L’office du tourisme nous donne un petit plan photocopié indiquant l’endroit de la tombe de Bataille, avec l’immanquable note d’humour, vous trouverez l’entrée du cimetière, elle est à côté des toilettes (je suis certain que la trilogie pisse, cadavre et religion aurait plu à Bataille). A l’endroit où la rue Saint-Etienne devient Saint-Pierre, il y a un café dont les parasols affichent fièrement une marque de bière, Loburg.
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En face du bar, la petite maison modeste où a habité Bataille. Une voisine accoudée à la fenêtre de la maison d’à côté m’a dit que la maison était occupée par un autre écrivain qui préparait un travail sur Vézelay. Je n’ai pas compris le nom. Cependant, la porte d’entrée est surmontée d’un joli nid, duquel coule la fiente. Une fenêtre est néanmoins ouverte au premier.

La rue principale est remplie de touristes (que nous sommes aussi d’ailleurs). Ils ne s’écartent guère du chemin tracé vers l’apothéose. En partant à gauche du bar et en longeant la maison de Bataille, on passe devant une belle demeure avant d’arriver à la maison splendide de Jules Roy, dans l’ancien clos du couvent des Ursulines, à deux pas de la basilique.

On ne peut pas ne pas rentrer dans la basilique dont le double portail est caractéristique. Le lieu est baignée d’une lumière douce, intense, qui se reflète dans la pierre blanche. L’art roman dans son dépouillement et sa splendeur. Pas d’artifice, ni de froideur. Je me souviens y avoir vu lors d’une première visite une nonne couchée face contre terre les bras en croix dans le transept. Vision théâtrale de la foi dans un lieu réinvesti par une communauté charismatique, les Fraternités de Jérusalem.

Mais ce qui nous intéressait particulièrement, c’était de voir comment Vézelay a pu accueillir Georges Bataille dans son sol. En nous rendant dans le cimetière en contrebas à gauche de la basilique, nous nous sommes retrouvés complètement seuls. Un cimetière n’est pas forcément le but d’un voyage touristique, pour la plupart des gens. Cependant, il est plus que surprenant de nous retrouver si seuls à quelques mètres à peine des cars et du flot. Nous avons pu ressentir toute la beauté du site, de la campagne alentour. Il y a en fait deux cimetières, le moderne et l’ancien. La distinction est relativement peu visible. Bataille est enterré dans la partie moderne, non loin de la fosse commune, peut-être notre fin à tous. Sa tombe est simple, très simple, pierre sombre, marquée par les mousses, on y a apposé son nom, son année de naissance et celle de sa mort, 1897 - 1962.

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Quelqu’un y avait déposé dessus quelques cailloux en cercle avec un bout d’if à l’intérieur. Il n’était pas question de faire de l’idôlatrie mal placée, mais plutôt de rendre silencieusement et modestement hommage à un écrivain important, dont le travail difficile est une source de réflexion autant que d’interrogation sur notre condition d’homme. Sans oublier le rire démoniaque que peut provoquer les outrances qu’il a mises en scène dans certains de ses romans.
Plus bas, le cimetière ancien où les herbes folles recouvrent la plupart des tombes dont les croix ou les pierres jaillissent, bancales. Un endroit dont la beauté invite à la méditation et rend certainement la mort plus douce.
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Même au milieu de l’agitation frénétique du tourisme de masse, il existe encore des lieux secrets, à deux pas du flot continu, pour celui qui refuse de se laisser guider.

culture, littérature, voyage. Aucun commentaire.