Kenneth FOSTER aura la vie sauve

30-08-2007. Par Marie Ferran.

Je suis très heureuse de vous annoncer ce soir que, apparemment, Kenneth FOSTER ne sera pas exécuté. Il passera sa vie en prison. Il continuera donc à étudier, essayer de faire pardonner sa jeunesse perturbée, à prier. La mobilisation citoyenne est efficace, continuons à lutter contre la peine de mort et la violence en générale en essayant par exemple de lutter contre le port d’armes !

J’aimerais savoir si les rapports entre délinquance et esclavage (descendants d’esclaves) ont été étudiés? Combien de générations faut-il pour effacer les souffrances des ascendants et pour pouvoir se construire sur de telles ruines?

société. Un commentaire.

Kenneth Foster va être exécuté demain

29-08-2007. Par Marie Ferran.

Je vous renvoie à mes billets précédents. Vous trouverez ici en lien une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy de l’écrivain Claude RIBBE. Ce lien m’a été envoyé par Fatou, une correspondante de Kenneth FOSTER.
Kenneth Foster va être tué par injection. Pour celui qui ne connaît pas le déroulement d’une condamnation à mort ou qui souhaiterait s’informer sur la vie dans le couloir de la mort, je vous recommande le livre de Soeur Helen PREJEAN, La dernière marche, Pocket, 1996. Traduit de l’américain par Viviane Mikhalov (Dead man walking).

La famille des victimes assiste généralement à l’exécution des condamnés. Je pense que la mort d’un homme, même celle d’un tortionnaire ne répare rien, elle ne fait pas revenir les morts au contraire, elle plonge l’assistance dans les ténèbres. Le mal par le mal, un traumatisme après l’autre.

société, Politique. Un commentaire.

La mort de l’enfant, thème littéraire?

24-08-2007. Par Marie Ferran.

Le thème est à la mode dans la littérature de cette rentrée. Il n’est pas certain qu’il faille parler de mode encore moins d’écriture thérapeutique. Lorsque, il y a trois ans, j’ai commencé à écrire mon premier roman « Terrasse » ( que j’avais appelé « Descendance ») dans lequel il est question de la mort d’un enfant, d’un garçon de deux ans et du deuil de ses parents, plus précisément du deuil du père, je n’ai pas choisi ce thème, il s’est imposé à moi. Je me devais d’en parler, j’étais hantée par cette histoire bien réelle d’un enfant noyé dans l’eau d’une poubelle et cela pour des raisons précises qui sont les miennes et qui me regardent, je n’ai pas à les étaler. Essayer de trouver des paroles pour décrire l’innommable. La mort reste la mort, celle du frère, celle du fils, faudrait-il quantifier la douleur ? Comment ne pas en parler, d’une manière pudique, détournée avec une intrigue de roman noir ?

Encore une fois comme dans mon billet sur Mazarine Pingeot, je revendique le droit à la fiction, le droit de parler de tout. Georges Bataille évoqué ci-dessous est un grand exemple de l’écriture libre, transgressive. Il ne faut pas tuer pour parler de meurtre, tout le monde sait cela et comme Gilles Deleuze, le disait, il n’est pas nécessaire de prendre de la drogue pour en parler. Alors, cette querelle d’écrivaine dont le Monde fait écho, de celle qui a perdu un enfant et pas l’autre, est bien pathétique et mauvaise pour la littérature en général. Il faudra probablement un jugement de Salomon.

En attendant, je peux vous affirmer qu’écrire sur la mort d’un enfant ne vous met à l’abri de rien, au contraire, surtout quand vous avez vous même des enfants, que la fiction vous fragilise et que lorsque vous vous retrouvez face à un lecteur ou un journaliste sa première question est toujours biographique. Avez-vous ? … Je peux répondre évidemment : « non pas encore ! » pour piéger habilement mon interlocuteur. Mais ce n’est ni drôle, ni intéressant.

La mort est au cœur de toute création, il est banal de le dire, la mort appartient à tout le monde et celle d’un enfant est la plus cruelle. Il n’est pas question de jouer de cela, ni d’en faire un fond de commerce, l’auteur n’a pas à justifier son sujet.

littérature. 2 commentaires.

Bataille, la beauté de la mort à Vézelay

23-08-2007. Par Patrick.

Vézelay. Lente approche du lieu presque mythique. Avec un but, rendre hommage à Georges Bataille, qui a résidé dans la ville, près de la basilique Sainte-Marie-Madeleine. Il y est enterré. Bataille à Vézelay ? Ce haut lieu de la spiritualité occidentale, où Saint-Bernard a appelé à la deuxième croisade en 1146, a aussi accueilli ce grand mystique qu’était Bataille. L’écrivain a eu droit à un enterrement simple, non religieux, avec seuls des “paysans” pour l’accompagner.

Le village est rendu aux piétons. La montée vers la basilique se fait par la rue Saint-Etienne qui devient la rue Saint-Pierre et qui débouche sur le parvis. Cette rue centrale est bordée de magasins de souvenirs, de breloques, de vins de pays, le plus cocasse étant la boutique d’un créateur de mode dont les réalisations sont mises en évidence par des photos de mannequins masculins et féminins en extase, très ‘70. L’office du tourisme nous donne un petit plan photocopié indiquant l’endroit de la tombe de Bataille, avec l’immanquable note d’humour, vous trouverez l’entrée du cimetière, elle est à côté des toilettes (je suis certain que la trilogie pisse, cadavre et religion aurait plu à Bataille). A l’endroit où la rue Saint-Etienne devient Saint-Pierre, il y a un café dont les parasols affichent fièrement une marque de bière, Loburg.
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En face du bar, la petite maison modeste où a habité Bataille. Une voisine accoudée à la fenêtre de la maison d’à côté m’a dit que la maison était occupée par un autre écrivain qui préparait un travail sur Vézelay. Je n’ai pas compris le nom. Cependant, la porte d’entrée est surmontée d’un joli nid, duquel coule la fiente. Une fenêtre est néanmoins ouverte au premier.

La rue principale est remplie de touristes (que nous sommes aussi d’ailleurs). Ils ne s’écartent guère du chemin tracé vers l’apothéose. En partant à gauche du bar et en longeant la maison de Bataille, on passe devant une belle demeure avant d’arriver à la maison splendide de Jules Roy, dans l’ancien clos du couvent des Ursulines, à deux pas de la basilique.

On ne peut pas ne pas rentrer dans la basilique dont le double portail est caractéristique. Le lieu est baignée d’une lumière douce, intense, qui se reflète dans la pierre blanche. L’art roman dans son dépouillement et sa splendeur. Pas d’artifice, ni de froideur. Je me souviens y avoir vu lors d’une première visite une nonne couchée face contre terre les bras en croix dans le transept. Vision théâtrale de la foi dans un lieu réinvesti par une communauté charismatique, les Fraternités de Jérusalem.

Mais ce qui nous intéressait particulièrement, c’était de voir comment Vézelay a pu accueillir Georges Bataille dans son sol. En nous rendant dans le cimetière en contrebas à gauche de la basilique, nous nous sommes retrouvés complètement seuls. Un cimetière n’est pas forcément le but d’un voyage touristique, pour la plupart des gens. Cependant, il est plus que surprenant de nous retrouver si seuls à quelques mètres à peine des cars et du flot. Nous avons pu ressentir toute la beauté du site, de la campagne alentour. Il y a en fait deux cimetières, le moderne et l’ancien. La distinction est relativement peu visible. Bataille est enterré dans la partie moderne, non loin de la fosse commune, peut-être notre fin à tous. Sa tombe est simple, très simple, pierre sombre, marquée par les mousses, on y a apposé son nom, son année de naissance et celle de sa mort, 1897 - 1962.

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Quelqu’un y avait déposé dessus quelques cailloux en cercle avec un bout d’if à l’intérieur. Il n’était pas question de faire de l’idôlatrie mal placée, mais plutôt de rendre silencieusement et modestement hommage à un écrivain important, dont le travail difficile est une source de réflexion autant que d’interrogation sur notre condition d’homme. Sans oublier le rire démoniaque que peut provoquer les outrances qu’il a mises en scène dans certains de ses romans.
Plus bas, le cimetière ancien où les herbes folles recouvrent la plupart des tombes dont les croix ou les pierres jaillissent, bancales. Un endroit dont la beauté invite à la méditation et rend certainement la mort plus douce.
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Même au milieu de l’agitation frénétique du tourisme de masse, il existe encore des lieux secrets, à deux pas du flot continu, pour celui qui refuse de se laisser guider.

culture, littérature, voyage. Aucun commentaire.

Exotisme

21-08-2007. Par Marie Ferran.

Sur une route départementale d’Auvergne, je me suis arrêtée pour prendre un café dans un bar avec terrasse, mobilier de plastique et jardinières déprimées. Je me suis liée avec la serveuse, « barmaid » serait plus juste, à cause des santiags et du « tatoo ». Elle se désespérait du peu de clients, les touristes se faisant rares à cause de la pluie. Elle constatait avec désarroi qu’ils ne consomment presque rien et ne mangent que du steak frites et pourtant, sa carte était exotique, au menu : steak d’autruche, steak de kangourou, steak de requin bleu, barracuda et j’ai dû oublier quelque chose ! Finalement, au cours de la conversation la femme m’a avoué que le steak de kangourou, elle n’en raffolait pas et que le requin bleu avait un goût très fort ! Faut-il blâmer les touristes qui voyagent avec leur pique-nique ? La carte comportait aussi une omelette aux cèpes fraîchement cueillis, nettement plus tentants. Cette histoire de carte exotique m’a fait rire pendant plusieurs jours. J’aime ce malentendu, ce désir d’ailleurs, cet exotisme à portée de fourchette. Manger sur la route n’est pas banal, anodin, simple. Avec un guide, vous tombez sur des établissements gastronomiques plutôt chers, souvent bons, mais des menus trop recherchés (mode des amuses-bouches dans cuillères chinoises et soupes froides dans des dés à coudre) pour un simple déjeuner, d’autant que la sieste n’est pas prévue au volant. Sans guide, vous avez peu de chance de manger un repas frais et puis vous vous enfilez en prime une tranche de vie ultradéprimante avec patron alcoolique derrière le bar, patronne aux épaules tombantes ayant rêvé d’une autre vie. Décors surchargés à la lumière blafarde et propreté douteuse. Parfois, je préfère la froideur d’un self-service, enfin, pas tout-à-fait, mais je ne suis pas toujours d’attaque pour la tranche de vie qui accompagne une nourriture peu attrayante. L’exotisme me renvoie à la baraque à frites, au « fritkot », rien de meilleur qu’un cornet avec une sauce andalouse ou tsigane accompagné d’un cervelas. Andalouse me direz-vous ? Eh oui, quoi de plus normal dans les anciens Pays-Bas espagnols ? Ma belle-sœur, Belge d’origine marocaine, est la seule spécialiste en frite de ma connaissance, elle a développé un savoir-faire et une expertise assez rare, elle démasque la frite surgelée, la graisse trop cuite, la frite qui n’a pas été cuite en deux temps, etc. Je vous en reparlerai à l’occasion.

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Le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar

14-08-2007. Par Marie Ferran.

Un article publié dans Libération hier, lundi 13 août, dans les pages Rebonds, a retenu mon attention. Il est signé par Véronique TADJO, romancière qu’il m’a été donné de rencontrer il y a plusieurs années déjà à Naïrobi. Cette jeune femme m’avait impressionnée par la vivacité de sa conversation, à l’époque je n’écrivais pas encore et elle était un beau modèle.

Ne nous laissons pas distraire par les caprices de la première dame de France et encore moins par les commentaires sur le style vestimentaire du président dans nos grands journaux. Ne nous laissons pas endormir par le rythme ralenti des vacances, car l’heure est grave.

Je vous encourage à juger par vous même et prendre un peu de temps pour lire l’allocution de Nicolas Sarkozy à l’université de Dakar.
J’ai honte pour la France. Mais la France s’en fout, c’est terrible, je préfère les bouffonneries de Monsieur Leterme qui pense que La Marseillaise est l’hymne national de son, de mon, royaume.

Je vous livre un extrait pour vous donner l’eau à la bouche, j’ai choisi à dessein un passage où il est question d’art puisque c’est cela qui nous occupe :

(…) « L’art moderne doit presque tout à l’Afrique. L’influence de l’Afrique a contribué à changer non seulement l’idée de la beauté, non seulement le sens du rythme, de la musique, de la danse, mais même dit Senghor, la manière de marcher ou de rire du monde du XXe siècle » (…)

Je m’arrête là, mais le paragraphe suivant est encore pire — Ya bon Banania ! — il y est question de l’âme africaine, en toute simplicité !

On est en plein paternalisme triomphant, je me demande comment c’est possible aujourd’hui de composer un texte avec de tels clichés. Affligeant, il manque peut-être aussi quelques remarques sur la femme africaine qui bouge bien quand elle fait l’amour, sur la forêt vierge, sur l’Africain qui ne souffre pas comme nous, qui est heureux avec trois fois rien ? Un vrai enfant, mais ça le Président l’a dit !

Je me souviens d’une exposition passionnante qui s’appelait « Le Noir du Blanc » dans laquelle on voyait notamment les publicités pour Benetton « United Colors » qui étaient soi-disant faites pour encourager l’amitié entre les peuples, les couleurs et les gens, mais qui en réalité étaient encore le reflet de cette vision stéréotypée du noir joyeux et sympa. Toujours le même malentendu.

Pour prolonger la réflexion je vous renvoie aux derniers billets du Blog d’Alain Mabanckou. Notamment à l’analyse du discours par Achille Mbembe.

culture, littérature, société, Politique. 2 commentaires.

Pierre Michon, rare, trop rare

10-08-2007. Par Patrick.

Un livre qui reprend des entretiens que Pierre Michon a donnés dans les vingt dernières années va paraître chez Albin Michel.

Pierre Michon, un de ces écrivains rares, dont la phrase est cristalline, ciselée dans la matière brute et pensée de bout en bout. Sans ornements. Chaque mot compte. Il n’est pas le seul écrivain à qui on pourrait appliquer ce que je viens de dire. Mais c’est bien là le travail de l’orfèvre. Le résultat donne le sens et construit le style. Se rappeler par exemple que Boulez n’interprète pas les partitions qu’il dirige, il en est un passeur rigoureux, attentif et juste. La partition contient tout, en elle-même, pas besoin d’y rajouter sa touche, son pathos, son émotion, toutes choses qui font le délice de l’art bourgeois, comme aurait dit un brillant sémiologue mort tragiquement.
Il y a une certaine mode actuellement dans l’édition de publier des compilations de textes déjà parus ou d’entretiens. Histoire d’occuper le terrain. Toutes ces publications n’ont malheureusement la même valeur. Il reste, dans le cas qui nous occupe, que la présence littéraire de Michon est trop rare pour s’en priver. Michon avertit qu’il s’est autorisé à retravailler des retranscriptions d’entretiens oraux. On peut espérer que les reprises deviennent finalement des nouveaux textes.

Il ajoute, et son propos résonne avec le titre de ce blog et son objectif, : “Et puis, relisant ces propos, je me dis qu’à défaut de la vérité introuvable, on y trouve enlacés les souvenirs et les lectures qui m’ont constitué : le panthéon aztèque et la chasse à Dieu dans Moby Dick, “le petit roman de trente pages” de Lautréamont et le rasoir d’un théologien anglais, une écoute enfantine de Salammbô qui est ma scène primitive, des lieux et des noms. Melville et Faulkner, Beckett, y voyagent parmi des toponymes limousins. Mes morts bavards, Flaubert, Rimbaud et Villon, Giono et Borgès, Hugo, y fréquentent des prolétaires morts sans discours.”

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RollSense

10-08-2007. Par Marie Ferran.

Je voulais encore vous parler de Rollsense, vous vanter les mérites de ce “rouleau défilant actif” parce que maintenant, je me connecte sur mon site même si je n’ai pas écrit de nouveau billet, seulement par curiosité, pour voir les liens que me propose Rollsense. Et puis avec Rollsense, j’ai aussi un petit compteur qui me permet de voir combien de personnes me lisent! Même si vous n’êtes pas un génie informatique, vous devriez pouvoir l’installer, c’est sans danger!

Blastfeed, RSS, technologie. Aucun commentaire.

Robert Goffin, poète, essayiste 1898-1984

8-08-2007. Par Marie Ferran.

Quand j’étais enfant, il y avait un homme très âgé qui venait déjeuner à la maison épisodiquement, nous le craignions un peu, car nous étions peu habitués à la vieillesse et il avait un physique imposant, il était grand, il avait un regard perçant, une grande bouche violette, des taches brunes sur la peau et il respirait bruyamment. Il souffrait de la goutte. Je ne savais ce que c’était, mais cela semblait sérieux. Il avait coutume de diluer dans son verre d’eau pendant le repas une poudre brune peu appétissante, geste qui contribuait à nous intriguer davantage.

Cet homme était un poète, il avait beaucoup voyagé et côtoyé notamment les grands du jazz. Il fut en effet un des premiers à écrire sur cette musique (Jazz-Band, préface de Jules Romains, poèmes, Ed. des Écrits du Nord,1922), Aux Frontières du Jazz (Prose, préface de Pierre Mac Orlan, Paris, Le Sagittaire, 1932.). Nous attendions silencieusement le moment où il allait nous raconter un de ses voyages. Il était passionnant, il avait toujours un nouvel épisode à raconter, je me souviens surtout de ses voyages en Inde. Il parlait des gens qui mourraient dans la rue, des vaches sacrées, des bûchers, des nourritures exotiques, des paysages. Pour des enfants de la campagne protégés de la misère, il nous ouvrait avec passion au monde, à un monde vaste et étrange, différent. J’ai eu de la chance de connaître quelqu’un comme cela, quelqu’un qui regardait le monde avec les yeux ouverts et sans préjugé. Il était gourmand et gourmet, ma mère est très bonne cuisinière, c’est une belle femme aussi avec du caractère et de la conversation, il avait toutes les raisons de la fréquenter et nous les enfants, nous nous enrichissions de ces conversations. Je pense à lui aujourd’hui, car il était peut-être venu déjeuner un jour d’été pluvieux comme celui-ci.

culture, littérature. 2 commentaires.

23 Jours à vivre

7-08-2007. Par Marie Ferran.

Que feriez-vous s’il vous restait 23 jours à vivre ? Pendant que vous réfléchissez sérieusement à la question vous pouvez commencer par signer la pétition ci-dessous.

http://www.freekenneth.com/

Je vous ennuie, vous êtes en vacances et vous préférez lire des choses sur Bayreuth, les jardins anglais, le polar de l’été, Paris plage, le soleil du Nord, les papillons…

Vous trouverez sous ce lien le dossier de presse envoyé par le groupe de soutien français.

société, Politique. Un commentaire.

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